« Luminotype », un nouveau support à peindre___
Après avoir travaillé avec de la toile de coton, du papier ou du bois, Lancelot Blondeel étudie un nouveau support à peindre en choisissant la toile transparente. Ce choix matériel, à la fois technique et conceptuel, ouvre un champ d’expérimentation où la lumière, partie intégrante de l’œuvre, enrichit les dimensions traditionnellement traitées en peinture.
Des vibrations d’une grande présence___
La toile transparente permet la circulation des rayons lumineux ; ceux-ci traversent les aplats de couleurs, se réfléchissent et se diffusent. Cette dynamique rend visibles les nombreux comportements de la lumière alors que les supports opaques, en particulier les tons sombres, ont tendance à fermer la surface et à la rendre plus dense. L’association de ce support à la peinture acrylique, dont les propriétés de translucidité sont exploitées, génère des vibrations d’une grande présence. Le pigment bleu outremer, clef de voûte de la série, se voit ainsi révélé dans toute sa force et son caractère.
Un langage corporel propre à l’artiste___
Une certaine tension se manifeste dans la composition, alors que geste se faisant jour dans les œuvres marque par sa spontanéité, l’équilibre de la composition se révèle être prémédité, pensé et réfléchi. Ainsi les empattements, les projections, l’épaisseur des traits, le dialogue avec l’arrière-plan, le choix des couleurs sont étudiés et maîtrisés. En revanche, le travail gestuel, émanation physique quasi instantanée, est le fruit d’une expression corporelle instinctive et inconsciente. Ce geste répété, perfectionné au fil des ans, devient une forme de langage corporel propre à l’artiste.






